Vendredi 21 septembre, dans un entretien à Europe 1 M. Cheréque, leader de la CFDT, a déclaré "J’habite dans les banlieues, les gens qui aujourd’hui font des provocations comme Charlie Hebdo certainement ne rentrent pas dans les banlieues le soir. On a envie de vivre en paix".

Ce "dérapage" , pour employer un mot si galvaudé par une certaine presse à sensations, semble être passé tout à fait inaperçu.

Fait trés étonnant dans un monde médiatique où chaque mot, chaque déclaration, y compris privée, est décortiqué, validé, à l'aune d'une doxa raciste et intolérante.

Derniére victime en date de cette inquisition : Véronique Genest. Par un tweet, elle avouait sa peur de l'Islam, ce qui lui valait aussitôt une volée de bois vert de toute la Presse et de ses procureurs habituels heureuse de trouver sans doute là un "coupable" facile et clairement désigné.

M. Cheréque, en déclarant que les caricatures publiées par Charlie Hebdo remettent en cause "la paix" en banlieue, va exactement dans le sens de Me Genest. En effet supposer que quelques dessins pourraient déclencher haine et violence de la part des musulmans qui seraient choqués par ces dessins est proprement stupide et ... raciste.

En de multiples occasions l'église catholique, le Christ, la religion juive, et M. Sarkozy, et M. Hollande,et bien d'autres ont été trainés dans la boue, caricaturés, moqués, par Charlie Hebdo et d'autres.

M. Cheréque n'a à aucun de ces moments là fait part de sa peur de voir la paix de sa banlieue troublée...A juste titre : voir le Christ trainé dans l'urine ou dans les excréments n'a suscité que quelques timides prostestations purement orales, au pire potaches, réprimées d'ailleurs avec beaucoup de brutalité par une Police heureuse de trouver là des "clients" moins belliqueux et organisés que ceux qui leur tirent dessus en toute impunité. 

Il est étonnant que M. Cheréque se trouve avoir peur des musulmans dans sa banlieue : pense-t-il que les musulmans soient incapables de tolérance ? 

Une certaine liberté de la Presse et de l'information existe encore en France.

Bien sûr, cette liberté est souvent porteuse de tensions et certaines populations peuvent se sentir stigmatisées par une Presse qui céde à la paresse ideologique et aux discours bien-pensants du moment.

Mais contrairement aux idées reçues, les populations maltraitées par les médias ne figurent pas au au Palmarés communément admis . Parmi les populations les plus stigmatisées en France par les médias figuent les "petits blancs de banlieue", ces moins-que-rien qui votent LePen ou évitent de mettre leurs enfants dans des établissements scolaires où leurs enfants seront considérés comme des variables d'ajustement à l'immigrationnisme ambiant (Voir à ce sujet l'ouvrage confondant de bêtise et de racisme crasse de .G. Felouzis, F.Liot & J. Perroton ).

Parmi les populations faisant l'objet d'un traitement de faveur , constamment chéries par les médias, figurent les...musulmans et les Roms. Pourquoi pas ? Mais autant le dire. A entendre la quasi-totalité des responsables musulmans, la condition des musulmansen France serait comparable à celle des Juifs d'Europe en 1939, ou à celle des Noirs Américains des années 30. Un certain milieu politico-médiatique, le doigt sur la couture du pantalon, relaie ce discours jusqu'à l'écoeurement.

De nombreux musulmans de France intégrent ce discours et mettent les difficultés qu'ils peuvent éprouver (comme d'autres, non-musulmans, en éprouvent) au compte d'un fantasmatique "racisme français". A l'inverse des "Petits blancs", sidérés par l'écart entre le discours médiatique qui les décrit comme des "privilégiés" et des racistes, et la réalité de tous les jours où ils se trouvent souvent victimes de "discriminations " dites "positives", ou simplement de vexations "anti-français" peuvent céder à la rage ou aux discours Frontistes, comme on l'a vu à la derniére Présidentielle.

Il aurait été bienvuenu qu'un responsable syndical ne se fasse pas le perroquet imbécile des mensonges et des peurs agitées par une Camarilla nauséabonde, s'affublant de la dénomination de "Gauche, comme les Nazis s'affublaient de la dénomination de "socialistes".