Aprés les émeutes durant lesquelles 17 policiers ont été blessés par des tirs de chevrotines et de mortiers d'artificier, la situation est redevenue calme dans les quartiers d'Amiens Nord.

Les réactions du gouvernement, de la Presse et des "associations" sont à l'image de ce qu'elles sont depuis 31 ans, depuis les premiéres nuits survenues aux Minguettes, où à coups de "rodéos" et d'exactions contre le voisinage apparut sur le devant de la scéne ce nouveau lumpen-prolétariat avide de vedétariat "compatissant", en même temps qu'il collait à un reflexe de défense étrange de notre classe politico-médiatique. Un peu à l'image de l'antilope qui mutile les petits de ses congénéres pour en faire des proies faciles pour les prédateurs, et sauver ainsi ses propres petits, nos élites "mutilaient" leurs compatriotes à coups de culpabilité et de bien pensance intolérante pour sauver leurs positions et priviléges face à ceux qu'elles percevaient comme de nouveaux prédateurs 

Nous noterons que les premiéres réactions publiques du ministre de l'Intérieur et de celui de la Ville furent de diligenter une enquête sur le comportement de la Police (demande assortie de quelques gesticulations dérisoires sur la nécessité du maintien de l'ordre républicain) et d'inventer un nouveau dispositif pour "faciliter" l'emploi des populations de ces quartiers.

Dispositif venant aprés et en complément d'une multitude d'autres qui n'ont amélioré en rien la situation de l'emploi dans ces quartiers. Et pour cause....Les tenants d'un immigrationnisme à outrance pretextent que l'immigration est indispensable pour pourvoir les emplois dont les "Français ne veulent pas". Sachant que dans ces quartiers le chômage frôle et dépasse les 50 % de la population active, on pourra se persuader aisement que non seulement l'immigration n'est pas indispensable, mais qu'au surplus elle contribue à pousser toujours plus les populations de ces quartiers dans la marge en la mettant en concurence avec de nouveaux immigrés , parfois clandestins, peu exigeants en matiére de salaire.

Quant aux roulements d'épaules de Mr Valls concernant la sécurité, ils valent ce que valaient ceux de ses précesseurs et sont à mettre en paralléle avec la veulerie ordinaire de notre classe médiatico-politique.

Nous pouvons d'ailleurs constater qu'à l'heure actuelle en dehors de quelques "égarés" lancés dans les bras des policiers, aucun responsable des émeutes d'Amiens n'a été traduit en Justice.

Comme toujours, depuis la vague d'exactions et de pillages divers de 2005, les personnes traduites devant les tribunaux sont des petites frappes, souvent des "petits blancs" comme les nommeraient Mr Melenchon, poussées dans les bras des forces de l'ordre pour servir de boucs émissaires confortables permettant à l'Etat de sauver en partie la face, tout en assurant la paix des mafias installées et en voie d'installation dans ces cités.

La suite consistera, comme toujours depuis 30 ans, à acheter un semblant de "paix sociale" à coups de subventions publiques versées à des caids de quartier, et à inviter la Police à regarder ailleurs.

Au terme de 30 ans de ces politiques les résultats sont connus : une explosion de la société civile francaise à bas bruit, qui s'est traduit par un exode, voire un bannissement, des populations d'origine de ces quartiers qui ont été contraintes à s'installer dans de lointaines banlieues péri-urbaines où elles se trouvent pauperisées souvent de maniére extréme ; une communautarisation à caractére souvent raciste de population qui nourrissent un fort ressentiment vis-à-vis des populations de souche , alimentés par le complexe médiatique qui amplifie en continue un sentiment fort de culpabilté de la population francaise d'origine, accusée en permanence de "racisme", de "colonialisme" ou, pire encore : de "Beaufisme".

Alors, les émeutes d'Amiens, et aprés ? D'autres incidents se succédent ailleurs, dans d'autres villes, tues par les grands médias....Comme ils se succédaient avant Amiens, et à Amiens même .